En cas d'incendie, le confinement est essentiel.

28 août 2026
En cas d'incendie, le confinement est essentiel.

Un essai au feu vérifie la capacité d'une vanne, ou d'un système d'étanchéité installé dans un raccord à brides, à maintenir une fonction de confinement minimale en cas d'incendie.

Il ne s'agit ni d'un simple test d'étanchéité, ni d'une inspection systématique de chaque produit. C'est un test de qualification de conception de l'assemblage et des matériaux utilisés, visant à démontrer qu'une construction spécifique contribue à la sécurité de l'installation.

Lors d'une exposition au feu, les composants non métalliques – notamment les sièges et joints souples, les joints toriques et les matériaux polymères – peuvent se dégrader rapidement. Le principe de la conception résistante au feu ne repose pas sur l'intégrité du composant, mais sur le maintien d'un niveau d'étanchéité interne et externe acceptable, même après cette dégradation.

Cette performance résiduelle est essentielle pour contenir le fluide de procédé et permettre la mise en œuvre de mesures d'urgence : isolation de la zone affectée, dépressurisation, activation des systèmes d'extinction d'incendie et évacuation en toute sécurité, pendant la durée nécessaire à la gestion de l'incident.

Pour les vannes d'isolement à siège souple et métallique, la norme ISO 10497 et les références API applicables, telles que API 607 ​​et API 6FA, définissent les procédures d'essai générales. Lors d'un essai type, la vanne est maintenue fermée, remplie et mise sous pression d'eau, puis entièrement enveloppée de flammes pendant 30 minutes à des températures indicatives comprises entre 750 et 1 000 °C.

Après cette exposition, plusieurs paramètres sont évalués : fuites à travers le siège, fuites externes, comportement éventuel de la cavité du corps dans les vannes à double siège et capacité de réutilisation de la vanne après refroidissement.

Le résultat le plus important n'est pas l'absence totale de fuites – une condition irréaliste après une exposition thermique sévère. Le critère est que les fuites restent dans les limites définies et que la vanne conserve une capacité résiduelle d'isolement et de confinement. C'est la différence fondamentale entre une vanne conforme aux essais de production habituels et une vanne de conception qualifiée pour la sécurité incendie.

Dans ce contexte, les joints d'étanchéité sont des éléments fondamentaux de la sécurité passive des installations. Un raccord à brides ou une vanne peut être réalisé avec des matériaux métalliques robustes, mais sans une technologie d'étanchéité adéquate, le risque de fuite de fluide de procédé en cas d'incendie augmente considérablement.

Le choix du joint doit donc prendre en compte non seulement la pression, la température et la compatibilité chimique en fonctionnement normal, mais aussi sa capacité à maintenir son étanchéité dans des conditions exceptionnelles.

Les solutions d'étanchéité à base de graphite jouent un rôle central dans ce domaine. Les joints spiralés à charge de graphite, les joints à profil en came, les joints en feuille de graphite expansé et les garnitures de vannes en graphite offrent une réponse fiable aux hautes températures et compensent la perte de performance des matériaux plus sensibles à la chaleur. Le graphite conserve des caractéristiques de stabilité thermique et de conformabilité qui le rendent particulièrement adapté pour garantir l'étanchéité résiduelle requise dans les systèmes coupe-feu.

Les joints Carrara pour vannes et raccords à brides sont développés dans cette optique : contribuer à préserver le confinement du procédé lorsque l'intégrité de l'installation est mise à l'épreuve par des conditions extrêmes. Car en cas d'incendie, l'étanchéité n'est pas qu'une simple performance technique : c'est un gain de temps précieux pour protéger les personnes, l'environnement et l'installation.

Carrara. L'étanchéité, la sécurité quand chaque seconde compte.

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